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La douleur: Film

par Gilbert Larin 20 Septembre 2018, 11:24 Films

J'ai vu hier, avec Claudette au cinéma Beaubien de Montréal, le film La douleur du Réalisateur : Emmanuel Finkiel avec  Benoît MagimelMélanie ThierryBenjamin 

J'ai adoré se film d'Ambiance qui se plonge dans les sentiments profonds de Marguerite Duras plutôt que de nous raconter une histoire. Film d'une dureté peu commune qui, je crois devrait bien reflété les premiers moments de l'après guerre 39-45. 

Argument et détails: 

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure majeure de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l’angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et sa liaison secrète avec son camarade Dyonis. Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider. La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à Marguerite le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Souvenez-vous, c’était en août 1944 : après avoir été outragée, brisée et martyrisée, Paris était enfin libérée ! D’aucun se souvient des films et des images d’archives qui montraient des scènes de liesse, entre soldats victorieux et civils enfin débarrassés de l’Occupant, tous prêts et bienheureux de pouvoir enfin reprendre le cours de leurs vies… Tous, vraiment ? 
Cette mise en scène qui a traversé les décennies et a été partagée dans le monde entier cachait en fait une bien sombre réalité, puisque des familles par milliers attendaient encore, au pire, des nouvelles de leurs proches, au mieux, leurs retours de destinations inconnues vers lesquelles ils avaient été conduits par l’ennemi. Parmi elles se trouvaient la jeune écrivaine Marguerite Duras, dont le mari Robert Antelme avait été arrêté en juin 1944 et déporté.
La Douleur s’attarde ainsi sur deux périodes bien distinctes : la rencontre de l’auteure avec un agent de la Gestapo qui pourrait l’aider à libérer son époux, puis l’insoutenable attente qui débute pour elle, dès que les Allemands quittent Paris, la laissant sans la moindre possibilité d’obtenir une quelconque information le concernant. Alors que l’absence prend tout son send et que la joie nationale qui a suivi la fin de la guerre est bien amère pour ceux qui ont perdu des êtres aimés et qui souffrent, la douleur commence seulement pour la jeune et belle Marguerite…

Publié en 1985, La Douleur se base sur des recueils autobiographiques écrits par l’auteure alors qu’elle attendait le retour de son époux. Elle avait alors couché sur le papier ses peurs, ses envies et la longue attente qui a suivi l’arrestation d’un mari conduit en camp de concentration. Ces cahiers de guerre s’attardent sur la vie "à l’arrière", en décrivant la vie des familles qui attendent avec angoisse pendant que leurs proches sont dans un lieu inconnu. 
Marguerite Duras se transforme alors en narrateur, et décrit la vie quotidienne à Paris, entre la bourgeoisie qui s’entend avec l’Occupant, la résistance qui tente d’opérer discrètement et les rumeurs sur le traitement réservé aux Juifs, aux détenus politiques et aux autres victimes potentielles que les Allemands déportent sans vergogne.

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