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Fidélio, Opéra

par Gilbert Larin 28 Octobre 2019, 14:15 Opéra

Je suis allé entendre hier le seul opéra écrit pat Beethoven, Fidélio. L'œuvre était chantée et non pas jouée avec décors et costumes, ce qui enlève un certain attrait à un opéra. C'est comme si on allait à la lecture d'une pièce de théâtre avec les comédiens lisant le texte assis autour d'une table sans décors ni costumes. 

 L'œuvre était interprêté par l'OM sous la direction de Yannick Nezet-Séguin qui l'a executé avec brio.  Les trois interprètes principaux étaient  Lise Davidsen( Léonora), Michael Schade (Florestan) et  Luca Pisaroni (Don Pizaro), soutenus par Raymond Aceto (Rocco), Alan Held (Don Fernando), Kimy McLaren (Marceline) Jean-Michel Richer (Jaquino) et Sylvain Paré et Jean-Philippe McClish (deux prisonniers). Le tout avec le chœur de l'OM. Michael Schade est présentement un des ténors les plus en vue de la planète. 

L'œuvre est magnifique (musique et livret) mais j'ai été déçu. À l'Acte I, Je trouve que pour un opéra on aurait du ajuster le volume de l'orchestre du au fait qu'il est sur scène et non dans la fosse. Au début on entendait à peine le ténor et la soprano. De plus il n'y aurait rien de honteux à éduquer le public qu'à l'opéra, c'est vrai, on peut applaudir la performance d'un air (aria) particulièrement bien exécuté, mais de là à applaudir chacune des pièces enlevait énormément à l'ensemble de l'opéra. C'est comme si on regardait un concert de musique moderne qui nous présentait chanson après chanson sans lien entre les pièces. Ce n'est plus un opéra. Ceci est tellement vrai que le public applaudissait et pendant la musique et surtout pendant les récitatifs qui sont, en opéra, supposés lier les différentes parties chantées de l'œuvre. Ici on ne pouvait pas les entendre. Il y a même du public qui se mettait à applaudir en plein milieu d'une pièce en passant qu'elle était fini. Comme je dis tout le temps: quand on ne sait pas, on attend la réaction de ceux qui savent. 

De plus à l'acte I, dans un excès de populisme Maestro Séguin baissait les bras après chaque pièce comme pour indiquer au public qu'ils pouvaient applaudir, au lieu de reprendre au plus vite pour laisser place à l'œuvre et pas au public. Si j'avais été seul je serais parti après l'Acte I mais j'aurais en effet manqué l'Acte II qui a été de beaucoup meilleur. Merci Claudette!

 À l'Acte II,  les aria étaient plus serrés et laissaient moins de place au "blanc" musical qui permettait au public d'applaudir constamment comme à l'acte I. Evidemment ce fut une ovation debout comme dans presque toutes les performances de Montréal où on montre son ignorance en applaudissant même si ce n'est pas extraordinaire. Je n'ai jamais vu cela dans d'autres villes. Que reeste-t-il pour quand c'est extraordinaire quand on se lève pour tout. Voyons, tout ce qui est présenté ne peut être toujours extraordinaire.

Par contre, Il y a eu des moments d'Extases surtout dans des aria chantés par Michael Schade (Florestan) et Lise Davidsen (Léonora).

Comme j'ai écrit à l'organisation de l'opéra de Montréal ce matin, c'est très bien de populariser l'Opéra mais pas de le dégrader pour plaire au public, ni de niveller par le bas. L'opéra est un style multicentennaire et c'est au public à apprendre et non à ceux qui le connaissent à changer leur comportement. De plus, j'en ai mare et J'ai écrit à l'opéra de Montréal que si ils ne faisaient rien pour améliorer cette situation je ne renouvellerai pas mes billets de saison. Vu que je voyage pas mal j'irai voir des concerts dans des villes plus respectueuses de la musique et de ses traditions. Ceci n'est pas du tout du conservatisme mais un respect de la musique, des interprètes et des musiciens. Quand j'écoute et que je vois un opéra, c'est une histoire qu'on me raconte et non pas une série de chansonnettes une après l'autre. 

SYNOPSIS:

D’habitude, l’opéra, c’est du théâtre chanté avec costumes et tout ce que cela implique, mais, dans le cas de Fidélio, il n’est pas rare que l’œuvre soit présentée sans mise en scène, tel un concert symphonique. Cela n’enlève rien à l’œuvre, puisque la partition en soit est tout simplement sublime!

Si on peut résumer la trame narrative:Cel sa passe en Espagne;  Fidélio est l’histoire d’une femme, Léonore et de son mari Florestan, qui lui s’est injustement retrouvé en prison sur ordre de Don Pizzaro, le cruel gouverneur de la prison. En désespoir de cause, Léonore décide de se déguiser en homme et se présente à la prison en tant que Fidélio afin d’être engagée comme aide-geôlier et libérer son mari. Les choses se corsent quand Fidélio tape dans l’œil de Marzelline, la fille du geôlier, au point où elle remet en question sa relation avec son fiancé. Sans vous vendre le punch, l’aventure se termine tout compte fait plutôt bien malgré ses développements rocambolesques.

Fidélio, Opéra
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