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Le cœur en bandoulière, roman

par Gilbert Larin 25 Novembre 2019, 15:05 Livres

Je viens de terminer le dernier roman-essai.... de Notre Michel Tremblay national. Au début, je me posais des questions sur la pertinence de cette écriture, mais en le terminant, je me suis vite rendu compte qu'il nous laissait entrer dans son processus de création. Encore une fois il m'a charmé. En définitive avec ce dernier né, je peux encore dire que j'ai tout lu ce qu'il a publié. Si jamais cette pièce vient à être jouée, il me faudra bien y assister puisque j'en ai suivi la création.....comme les autres lecteurs. 

Que puis-je vous dire d'autre que....il faut le lire et non il n'a pas perdu sa plume. Puissiez-vous Michel en faire beaucoup d'autres. Vous savez, on pourrait passer une année pour attendre un plus long roman. Ça en vaudrait sûrement la peine!

SYNOPSIS:

Je vais donc relire Cher Tchekhov, en faisant des annotations, cette fois, et essayer de la terminer. Si j’y arrive, tant mieux, sinon… Au moins, j’aurai à faire face à un vrai échec, je pourrai l’assumer entièrement, si possible le mettre derrière moi et, dans l’idéal, l’oublier.

 

Seul à Key West, alangui, le dramaturge des Belles-Sœurs replonge avec une certaine anxiété dans une pièce en hommage à Tchekhov, projet resté en rade il y a plusieurs années et toujours, en son cœur, à terminer. Après doutes et tergiversations, il décide de relire Cher Tchekhov tout en la commentant, puis d’en poursuivre l’écriture. Il s’y remet avec la peur de ne pas pouvoir aller, cette fois encore, au bout du défi qu’il s’était initialement lancé. Pourra-t-il éviter ce qu’il appelle « la grande maladresse » qui l’avait conduit à arrêter la pièce après quatre-vingts pages, bloqué, désarçonné, décontenancé qu’il était par des personnages n’arrivant pas à lancer leurs coups de gueule, ces explosions de colère et de violence qui constituent pourtant sa signature ?

C’est la trajectoire de cette réconciliation qui conduit le lecteur à partager avec le dramaturge les corrections et les reprises, sorte de making of d’une pièce inédite, dont l’enjeu est d’arriver au terme de sa gestation et non d’être jouée. Le tout se passe entre cinq couchers de soleil qui font voir comment la réalité de Key West a changé depuis trente ans ; comment une génération a déserté ce repaire d’artistes, celle-là même qui en constituait la faune intellectuelle, bohème, homosexuelle ; comment le boom touristique a complètement transfiguré le visage de la ville insulaire au fil des ans et des ouragans. À travers ces bouleversements demeurent pourtant les fameux couchers de soleil, qui continuent d’illuminer le ciel des Keys de ses fresques voluptueuses et oniriques. Le peintre d’aquarelles qu’est Tremblay y trouve chaque fois son compte, encore et encore, et nous aussi…

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