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Fleuve, pièce de Sylvie Drapeau

par Gilbert Larin 6 Décembre 2019, 22:19 Théâtre

Hier soir, avec la gang des 6, je suis allé voir la pièce de Sylvie Drapeau: Fleuve, mise en scène par Angela Konrad. Les trois personnages principaux sont La Femme ( Sylvie Drapeau) LA jeune Femme (Karellle Tremblay) et la petite (Alice Bouchard et Marion Vigneault, en alternance). 

La mise en scène est fort originale et la musique d'Arvo Pärt fort à propos. L'introduction de deux pièces de Robert Charlebois, dérangeait car le rythme, le volume et le ton n'allait absolument pas avec l'atmosphère tintinabuliste et feutrée d'Arvo Pärt. 

Le jeu, sans texte,  des enfants et surtout les tirades sans fin de la petite sont excellents. Que de texte que de texte, mais bon c'est à l'âge où on retient tout. Seul le jeu de Karelle Tremblay sonne un peu faux. Je ne peux dire ce qui me tapait sur les nerfs mais je ne croyais pas à son personnage. Rappelons nous que Sylvie Drapeau est l'auteure des 4 romans dépeints dans cette suite de monologues, donc elle possède et rend excellemment bien le texte. 

J'ai cependant des réserves sur cette présentation. Le théâtre grec aurait été une comédie à côté des malheurs de cette famille Drapeau. Sophocle n'a qu'à aller se rhabiller. C'est, certes d'une profondeur insondable mais est-ce bien du théâtre ou plutôt une lecture de texte par cœur avec une certaine mise en scène et. des éclairages fascinants.  

Pris séparément chacune des 4 parties était intéressante sauf que l'ensemble était à mon avis un peu long pour un petit jeudi soir. Je préfère un théâtre où les comédiens échangent et interfèrent plutôt qu'une suite de monologues. J'ai malgré tout aimé, je ne la reverrais pas, mais c'est 1 h 40 qui m'en en a parue 2 h 30. 

Je ne vous suggère rien car je suis sur la tranche du couteau!!!

SYNOPSIS

Sylvie Drapeau a grandi là où le Saint‑Laurent se confond avec la mer, sur les rivages forestiers de la Côte‑Nord. Depuis ses tout premiers regards, elle connaît l’incommensurable puissance et les humeurs changeantes du fleuve, ses violences incompréhensibles et ses grâces ineffables. Ainsi c’était dans l’ordre impérieux des choses que cette actrice plurielle s’empare de la souveraine symbolique du fleuve pour architecturer ses quatre romans, Le Fleuve, Le Ciel, L’Enfer et La Terre. Ces récits, inspirés de sa propre vie, racontent une histoire déchirante comme un mythe ancien. Avec la complicité de l’électrisante metteure en scène Angela Konrad — qui fait son entrée au TNM — Sylvie Drapeau vient nous offrir au théâtre son émouvante «sculpture de mots».
Elles sont trois : la Petite, la Jeune Femme et la Femme, mais elles ne sont que les trois âges d’une même personne face à la nature imprévisible du fleuve. Toutes trois, elles disent la vitalité d’une famille aux enfants si nombreux qu’ils se surnomment « la meute ». Un jour de baignade ensoleillé, l’aîné est emporté par la marée montante sous les yeux impuissants de la Petite, créant au coeur même de la famille une brèche impossible à refermer : les débâcles s’enchaînent, chacune comme engendrée par la précédente, jusqu’à ce que la Femme décide de s’élancer vers les feux de la rampe afin d’accéder à la lumière.
À travers de véritables tableaux vivants, où un choeur recrée la famille, Sylvie Drapeau, Karelle Tremblay et les toutes jeunes Alice Bouchard et Marion Vigneault racontent comment le théâtre peut donner sens au chaos de l’existence. Car être actrice, c’est être «arracheuse d’ombre».

Fleuve, pièce de Sylvie Drapeau
Fleuve, pièce de Sylvie Drapeau
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