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Roubaix, une lumière, v.o.f.

par Gilbert Larin 12 Mars 2020, 11:54 Film

Are suis allé voir au Cinéma Beaubien de Montréal, le film Roubaix, une lumière. Je ne sais. vraiment pas quoi penser. Je n'ai pas très aimé car à vrai dire je n'ai pas bien compris le but et les éléments du scénario. Ça doit être l'âge. Je ne peux vous suggérer d'y aller ou de ne pas y aller. Lisez simplement le synopsis plus bas: 

 

SYNOPSIS:

Avec « Roubaix, une lumière » Arnaud Desplechin s’aventure dans sa ville natale à travers un genre nouveau pour lui, le polar naturaliste et social, où l’ambiance et la complexité des rapports humains prennent le dessus, sans pour autant transcender ce style de cinéma... À la découverte de ce nouvel opus, on a vite l’impression que le cinéaste semble avoir été prisonnier de cette misère humaine et de ce fait divers, comme si Roubaix se résumait pour lui à cette peinture triste et sombre qui ne fait que stigmatiser encore plus la ville elle-même et sa région, jusqu’à se demander pourquoi la citer et la présenter ainsi... Alors qu’au fond, n’importe quelle ville parfaitement imaginaire n’aurait rien changer à l’affaire. Cette façon de plaquer un déterminisme social sur certains lieux de France ou d’ailleurs, pose à la longue vraiment problème ! Et en voulant filmer au plus près tout ce qui préfigure et reflète cette population fragile et vulnérable, pauvre et dépendante de l’alcool, Arnaud Desplechin finit par instaurer un malaise évident... Malaise que ce commissaire très (trop) bienveillant, compréhensif et d’un calme olympien avec tous, ne fait que renforcer et même porter en lui tout au long de cette réalisation. Roschdy Zem est sans aucun doute parfait dans son jeu, comme l’est d’ailleurs aussi son personnage qui semble tout comprendre et connaître mieux que n’importe qui, ce qui frise vraiment l’overdose par cette façon d’insister et d’insister sur cet aspect plus que gênant à la longue ! D’autre part, se pose le problème de l’impasse totale qui est faite sur ce qui caractérise ces deux femmes, sur leur détermination et leur motivation dans cette sordide affaire, sur leur histoire et leur vécu avec cette vieille voisine dont on ne saura rien... Par contre, il faut bien reconnaître qu’on a le souffle coupé rien qu’à regarder Sara Forestier plus vraie que nature, complètement glissée dans la peau de Marie, fille dépassée et perdue sous la coupe de Claude dont l’interprétation par Léa Seydoux est remarquable également. C’est vraiment dommage que ces deux prestations hors pair soient noyées dans un polar qui manque d’un réel impact, polar qui se traîne un peu à l’image de ces deux flics en déshérence, polar où aucune vraie déflagration ne nous tienne en suspens comme on l’était dans le merveilleux et terrible « Conte de Noël » qui nous clouait sur place, du même Arnaud Desplechin ! Alors oui, au niveau de l’atmosphère ce « Roubaix, une lumière » annonce justement et exactement la teneur, mais il s’arrête là, tandis que la suite se fait attendre avec la vie d’un commissariat où aucune histoire ne vienne nous étonner, où aucune enquête ne semble décoller et nous passionner réellement, comme dans ce magnifique film « Polisse » qu’avait si bien réussi Maïwenn !
 

Pour étoffer mon point de vue voici la critique d'un quidam qui a inscrit son mot sur Allo-ciné: 

Le type même de ce que le cinéma français fait de plus pathétique quand il veut faire son malin .Une intrigue qui tient sur un timbre poste ( 2 heures d interrogatoire c'est long ). Le Nord comme cadre de la misère humaine ( Encore) . Des actrices à cheveux gras pour faire pauvre, un commissaire maître Yoda qui devine tout tout tout, une jeune recrue bigot qui semble échappé d'un bar vegan parisien ( on s attends à ce qu' il dise " oui grave ... " ). Une équipe de flics qui ne ferait pas peur à un môme de 5 ans : le pompon revenant à celle qui zozotte en élevant la voix , Roubaix une lumière... pour se diriger vers la sortie.

 

 

Roubaix, une lumière, v.o.f.
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