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Le Siècle de Louis XIV, Voltaire

par Gilbert Larin 26 Juillet 2020, 16:37 Livres

Je viens de terminer le Siècle de Louis XIV paru en 1751 par François-Marie Arouet dit Voltaire. Une brique de 775 pages sur le grand siècle de l'empire français. Je voulais retrouver la pensée des Lumières de Voltaire dans cet essai, mais il n'est qu'une suite d'anecdotes. Ce livre ne m'a rien appris sur le grand siècle sauf quelques milliers de nom dont je ne retiendrai que les plus fameux. Les biographies modernes de Louis XIV m'en ont autant donné que ce volume de Voltaire. Même si d'après Voltaire lui-même ce n'était pas une revue historique mais philosophique de cette époque, on devra lire autre chose si on veut découvrir l'esprit des Lumières qui a marqué ce siècle. Si on n'a jamais lu de biographie de Louis XIV c'est une revue tout à fait complète de sa vie et de son époque. Je vous suggère une biographie plus moderne de Louis XIV et surtout plus courte comme celle de Max Gallo en 2 tomes. 

UN PEU D'HISTOIRE: 

François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris et mort dans la même ville le 30 mai 1778 (à 83 ans), est un écrivain, philosophe et homme d'affaires français qui a marqué le xviiie siècle.

Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, féru d'arts et de sciences, personnage complexe, non dénué de contradictions, Voltaire marque son époque par sa production littéraire et ses combats politiques. Son influence est décisive sur les classes fortunées libérales avant la Révolution française et pendant le début du xixe siècle.

Anticlérical mais déiste, il dénonce dans son Dictionnaire philosophique le fanatisme religieux qu'il estime exister à son époque. Sur le plan politique, il est en faveur d’une monarchie modérée et libérale, éclairée par les « philosophes ». Mettant sa notoriété au service de personnes qu'il dit victimes de l’intolérance religieuse ou de l’arbitraire, il prend position dans des affaires qu’il a rendues célèbres : Jean Calas, Pierre-Paul Sirven, chevalier de La Barre et comte de Lally.

Sa production théâtrale, ses longs poèmes épiques, telle La Henriade, ses œuvres historiques et surtout pamphlétaires firent de lui l’un des écrivains français les plus connus au xviiie siècle. Son œuvre comprend aussi des contes, notamment Candide ou l'Optimisme, des Lettres philosophiques, le Dictionnaire philosophique et une correspondance monumentale dont nous connaissons plus de 15 000 lettres sur un total parfois estimé à 40 000.

Titulaire d'une charge officielle d'historiographe du roi, il a publié Le Siècle de Louis XIV, puis Le Siècle de Louis XV, ouvrages considérés comme les premiers essais historiques modernes. Il a traduit librement La Science nouvelle de Jean-Baptiste Vico en lui donnant pour titre l'expression inédite de Philosophie de l'histoire, ce qui fait de lui le précurseur du déterminisme historique au xixe siècle, puis de l'histoire culturelle au xxe siècle.

Tout au long de sa vie, Voltaire fréquente les Grands et courtise les monarques, sans dissimuler son dédain pour le peuple, mais il est aussi en butte aux interventions du pouvoir, qui l’embastille et le contraint à l’exil en Angleterre ou loin de Paris. En 1749, après la mort d’Émilie du Châtelet, avec laquelle il a entretenu une liaison houleuse pendant quinze ans, il part pour la cour de Prusse mais, déçu dans ses espoirs de jouer un grand rôle auprès de Frédéric II à Berlin, il se brouille avec lui après trois ans et quitte Berlin en 1753. Il se réfugie un peu plus tard aux Délices, près de Genève, avant d’acquérir en 1759 un domaine à Ferney, sur la frontière franco-genevoise, à l’abri des puissants. Il ne reviendra à Paris qu’en 1778, ovationné par ses partisans après une absence de près de vingt-huit ans. Il y meurt à 83 ans.

Voltaire aime le confort, les plaisirs de la table et de la conversation qu’il considère, avec le théâtre, comme l’une des formes les plus abouties de la vie en société. Il acquiert une fortune considérable dans des opérations spéculatives, surtout la vente d'armes, et dans la vente de ses ouvrages, ce qui lui permet de s’installer en 1759 au château de Ferney et d'y vivre sur un grand pied, tenant table et porte ouvertes. Le pèlerinage à Ferney fait partie en 1770-1775 du périple de formation des classes supérieures européennes sympathisant avec le parti philosophique. Investissant ses capitaux, il fait du village misérable de Ferney une petite ville prospère. Généreux, d'humeur gaie, il est néanmoins chicanier et parfois féroce et mesquin avec ses adversaires comme Jean-Jacques Rousseau ou Crébillon2.

La Révolution française voit en lui comme en Rousseau un précurseur, si bien qu'il entre au Panthéon en 1791, le deuxième après Mirabeau. À cette même période, sur l'initiative du marquis de Villette qui l'hébergeait, le « quai des Théatins » où l'écrivain habitait à Paris au moment de sa mort sera baptisé « quai Voltaire ». Célébré par la IIIe République (dès 1870, à Paris, un boulevard et une place portent son nom), il a nourri, au xixe siècle, les passions antagonistes des adversaires et des défenseurs de la laïcité de l’État et de l’école publique, et, au-delà, de l’esprit des Lumières.

Le Siècle de Louis XIV, Voltaire
Le Siècle de Louis XIV, Voltaire
Le Siècle de Louis XIV, Voltaire
Le Siècle de Louis XIV, Voltaire
Le Siècle de Louis XIV, Voltaire

QUELKQUES CITATIONS DE VOLTAIRE:

L'absence augmente toujours l'amour qui n'est pas satisfait, et la philosophie ne le diminue pas. 
Voltaire ; L'ingénu, XIV (1767)

 L'ignorance, en un mot, flétrit toute grandeur. 
Voltaire ; Épître au roi de Prusse (1736)

 L'amour-propre est sans bornes quand on ne pense qu'à soi. 
Voltaire ; Xénophane (1772)

 La lecture agrandit l'âme, et un ami éclairé la console. 
Voltaire ; L'ingénu (1767)

 Il vaut mieux tard que mal, et cela en tout genre. 
Voltaire ; Lettre à M. Colini (1762)

 Un lion mort ne vaut pas un moucheron qui respire. 
Voltaire ; Le précis de l'Ecclésiaste (1759)

 Qui n'a besoin de rien n'est jamais pauvre. 
Voltaire ; Café ou l'Écossaise, II, 6, le 26 juillet 1760.

 Le temps est assez long pour quiconque en profite. 
Voltaire ; De la nature de l'homme (1734)

 Il faut écrire comme on parle. 
Voltaire ; Dictionnaire philosophique (1746)

 Tout mal arrive avec des ailes, et s'en retourne en boitant. Prendre patience est assez insipide ; vivre avec ses amis, et laisser aller le monde comme il va serait chose fort douce, mais chacun est entraîné comme de la paille dans un tourbillon de vent. 
Voltaire ; Lettre à la comtesse de Lutzelbourg, le 14 octobre 1754.

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