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Isopet de Gilbert de LaBedaine

par Gilbert Larin 30 Septembre 2020, 13:52 Écritures

INTRODUCTION**

Depuis biens siècles on nous donne de la fable

Ésope ou De la Fontaine étaient bien affables.

Voici quelques récits bien adaptés à notre contrée

Par Gilbert de La Bedaine composés

Pour nous aider en cette ère pesteuse.

C'est une chose bien curieuse

qui nous donne des leçons pour nous rendre plus conscient

tout en nous faisant plus connaissant

de nouvelles fables pour cette quarantaine

nous enseignant de nouvelles rengaines

qui bien répétées

nous garderont en santé.

Pour se faire plaisir

nous en ajouteront selon notre désir

dans cet Isopet tout petit

qui ne se veut que quelques récits. 

 

** toute ressemblance avec des vraies personnes est fortuite. Seuls les traits des caractères des Homo Sapiens sont traduit par ces fables. 

Isopet de Gilbert de LaBedaine
Isopet de Gilbert de LaBedaine

 

 

Les paons et le harfang

 

Les paons aimants faire la roue

Se réunissent pour montrer leur savoir

Même si souvent ils semblent bien ne pas en avoir.

Cette fois-ci étant pour comparer les moûts

De certains vignobles  dans un lieu couvert

loin de tout expert

Qui par sa connaissance pourrait les décevoir

Car de leur piédestal pourrait les faire choir.

 

Voilà qu’ils commencent leurs comparaisons

Qui n’a rien à voir avec la raison

Mais qui va tout de go avec leur roue

Qu’ils se font l’un sur l’autre pour se montrer prou.

Vint à passer un harfang, qui de son oreille fort sage les entend

Étudier leur vinasse en des termes fort savants.

 

Le harfang étant connaissant dans le domaine

Transmet aux paons une demande toute sereine

De lui expliquer les qualités

Du nectar qu'ils ont dégusté.

Les paons y virent une menace

Car le savoir n’étant pas dans leur besace

dirent simplement au harfang

Qu'ils avaient besoin de plus de temps

Pour mettre en place un comité

Qui leur soumettra des idées

Dignes de son niveau

Pour ne pas avoir à ternir son ego.

« Nous vous donnerons, » dirent Les paons

« Une bonne explication

Dans peut-être quelques jours ».

En espérant que celui-ci, ne viendrait pas faire un tour

 

Le harfang, riant, continue son chemin tout en se parlant

Pourquoi, se dit-il, ne pas l’apprécier en  le dégustant

Nul besoin de se trouver des leçons

Pour prouver ce que l’on ne connait pas de toute façon

Mais il est vrai que cette leçon nous prouve qu’un paon,

rit-il,  sera toujours un paon.

 

 

 

Isopet de Gilbert de LaBedaine
Isopet de Gilbert de LaBedaine

Le castor et l’otarie

 

En certaines contrées

Il est possible de rencontrer

Des espèces, qui d’autres parts

Ne pourraient pas se voir

Que sans l’aide de la magie

Qui en ces pays sévit.

 

Trêve de préambule

Retournons à notre événement

Sans autre prétention, que de prouver devant un iule

Nos sévères jugements.

 

Une otarie sur sa roche se grillant la bedaine

Voit passer au loin un drôle d’aborigène

transportant entre ses dents un billot de frêne.

Elle se dit: Si la bête poilue n’eut été amphibienne

Elle aurait coulée tout à pic, au fond avec son tronçon.

Notre glandeuse poussant sa contemplation

remarqua que notre crâneur

Continuant sans arrêt son labeur

Poursuivit, son mouvement

Transportant ses bûches, sans relâche, entre ses dents.

Pour finalement les déposer sur une suspecte structure tout au milieu de l’onde

Et de temps en temps passant dessous pour donner un coup de sonde.

 

Tendant, l’oreille, qui n’est pas son sens le plus aiguisé

Notre otarie entendit doucement l’andouille

Répéter sans repos: « travaillé, travaillé, travaillé

Il faut bien travailler si on ne veut pas être en brouille

Avec le ciel qui autrement pourrait nous tabasser

En nous affublant de ses ondées ».

 

La baigneuse n’étant pas croyante

Mais de son état fort communicante

Héla notre mammifère marin d’une voie fort grave

« Ohé pauvre poilu,

Comment te nommes tu? »

« Castor » répondit l’autre suant en transportant toujours son entrave

« Pourquoi transportes-tu des billots sans arrêt? »

« Mais voyons pour me protéger du ciel qui autrement m’abattrais »

 

L’otarie trouvant la discussion d’un ridicule arriéré

Se tourna et continua de musarder

Tout en ne voyant pas que l’orage se préparait

Sur les lieux de ce pays, à verser ses excès

 

Au même moment le castor plongea sous l’onde

Et alla se protéger sous sa rotonde

L’orage était si violent

Que trois ou quatre coups de vent

Abattirent l’otarie de plein fouet

Par les gros grêlons qui la tapait

 

Souvenez vous de notre Iule

Ne demandant rien de son pécule

Regardait la scène

En voyeur obscène

Et se dit comme au bon vieux temps,

Car les Iules sont des crustacés âgés mais savants,

Quand on sent le danger

Mieux vaut se préparer

Car le castor peut maintenant se la couler douce entre ses tronçons

Et l’otarie se faire rafistoler les œdèmes causés par les grêlons.

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