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Le Nozze de Figaro, opéra

par Gilbert Larin 4 Octobre 2020, 17:33 Opéra

J'ai passé l'après-midi à New York au Metropolitan Opera en 1998 pour participer à la représentation de l'opéra de Mozart: Les noces de Figaro. Encore un 3 heures formidables. Je n'ai aucune objectivité car je suis un vendu à Mozart et à tout ce qu'il a écrit. Cependant, je dois avouer, encore une fois que la performance du MET nous permet non pas d'être observateur mais elle nous fait participer aux émotions et aux moments de cet opéra. Encore une fois bravo. 

Cette production était dirigée par le grand James Levine et les principaux protagonistes étaient Renée Fleming, Cecilia Bartoli, Susanne Mentzer, Dwayne Croft, and Bryn Terfel. Les prestations de Fleming, Bartoli et TErfel étaient exceptionnelles. 

On peut voir cette production sur l'application du MET sur internet en s'abonnant ou en regardant les productions quotidiennes gratuites. 
lien pour le MET: https://www.metopera.org/user-information/nightly-met-opera-streams/

RÉSUMÉ ET ARGUMENT 

COMPOSITEUR :Wolfgang Amadeus Mozart
LIBRETTISTE :Lorenzo da Ponte
ANNÉE DE CRÉATION :1786
LIEU DE CRÉATION :Autriche
NOMBRE D'ACTE :4
CATALOGUE :K. 492
LANGUE ORIGINALE :Italien

Le Nozze di Figaro, voilà l’un des opéras les plus miraculeux du répertoire, peut-être même le plus parfait jamais écrit. Le génie de Mozart irradie la faconde de son librettiste Lorenzo Da Ponte, qui a gratté le sulfureux Mariage de Figaro de Beaumarchais pour en exalter la part la plus humaine. L’intrigue, drôle entre toutes, est menée tambour battant et s’enrichit de péripéties qui servent à la perfection l’équilibre des quatre actes. Mais derrière l’humour et le piquant des situations, ici la colère de Figaro, là l’arrogance du Comte, ailleurs la malice de Susanne ou la mélancolie de la Comtesse, Mozart sonde les âmes et les cœurs et verse une indicible nostalgie sur ces jeux de l’amour et du hasard ; c’est Mozart le véritable dramaturge de ses Noces, glissant, dans une narration lumineuse, des airs qui se transforment en duos, des duos en trios, des trios en tutti, avec une invention mélodique vertigineuse, toujours jaillissante et renouvelée. Un opéra qui porte bien son nom de Folle journée, rythmé par la grâce, profond comme la vie, universel comme sait l’être Mozart.

Résumé

Près de Séville, au Château Almaviva, à la fin du XVIIIe siècle. Figaro et Suzanne, respectivement valet et camériste du Comte et de la Comtesse Almaviva, préparent leurs noces. Mais leur joie risque d’être ternie par les audaces du Comte, prêt à tout pour séduire la future mariée. Aidés de la Comtesse, elle-même délaissée par son époux volage, Figaro et Suzanne devront faire preuve d’imagination pour déjouer les pièges d’Almaviva, éviter les chausse-trapes sournoises des Marceline, Bartholo et autre Basile, et utiliser au mieux les maladresses de Chérubin, jeune page enflammé. Rythmée par d’incroyables quiproquos, qui glissent en clin d’œil vers d’indicibles instants de mélancolie, la Folle Journée verra s’abattre les masques un à un et mettre à nu la vérité des cœurs.
 
 Acte 1
Suzanne, camériste de la Comtesse Almaviva, et Figaro, valet du Comte, préparent activement leurs noces : mais elles s’annoncent compliquées, car Almaviva entend exercer son droit de cuissage sur la future mariée, et Figaro doit faire face aux machinations de Marceline, Basile et Bartholo. Tout cela sans oublier le jeune page Chérubin, coureur de jupons, qui a surpris le Comte Almaviva en train de faire la cour à Suzanne. Afin de l’éloigner, Almaviva décide de l'envoyer  à l'armée. Figaro ironise sur la nouvelle mission du petit page.

Acte 2
Pour détourner le Comte Almaviva de Suzanne, Figaro a échafaudé un plan : dans un billet, il lui fera croire que la Comtesse Almaviva, son épouse tristement délaissée, doit rencontrer un amant fictif le soir même. Quant au rendez-vous que le Comte a fixé à Suzanne au jardin, c'est Chérubin vêtu en femme qui prendra sa place ! Soupirs de Chérubin.
 
Acte 3
Les imbroglios se multiplient : Suzanne et la Comtesse ont réussi à se jouer du Comte, et ce dernier n'y a vu que du feu quand Chérubin, caché dans la chambre de la Comtesse, s’est sauvé en sautant par la fenêtre. Mais depuis ses plates-bandes, le jardinier Antonio a tout vu – ou du moins semble le croire. Le voici qui court rapporter la scène à son maitre. Difficile pour Figaro, qui a raté un épisode, de ne pas enchainer les bévues devant Almaviva. Marceline, Bartholo et Basile surviennent et comptent bien profiter de la situation pour régler leurs comptes avec Figaro. La plus grande confusion règne.
 
Le Comte Almaviva rumine sa vengeance. A-t-il été joué ou non ? Suzanne, qui a pourtant accepté son rendez-vous, lui cache t-elle quelque chose ? Et dire qu'il ne peut même plus jeter Marceline dans les bras de Figaro ! Car par un incroyable coup de théâtre, la matrone se révèle être la mère de Figaro ! De son côté, la Comtesse Almaviva chante sa nostalgie des jours heureux.

Acte 4
La nuit, le jardin du château est le rendez vous des incertitudes et des faux-semblants : Suzanne tromperait-elle son Figaro ? Non, bien sur, Figaro ignore tout simplement ce que Suzanne et la Comtesse ont manigancé pour confondre le Comte. D’ailleurs, celui-ci est pris à son propre piège, et lorsqu’il croit surprendre son épouse en flagrant délit d'adultère, c’est lui qui doit implorer le pardon final – dans l’élan le plus tendre et lumineux jamais écrit par Mozart. Les noces de Figaro et Suzanne auront bien lieu – l'allégresse générale finale en est la promesse.

Le Nozze de Figaro, opéra
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