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OSM: Airs de Mozart et Symphonie « Pastorale » de Beethoven

par Gilbert Larin 3 Octobre 2020, 07:47 Concert

J'ai visionné hier, en web diffusion, le dernier des quatre concerts de l'OSM sur l'année Beethoven qui a eu lieu dimanche le 13 septembre à la maison symphonique. Tout d'abord L'OSM nous a interprété l'ouverture de Don Giovanni de Mozart pour poursuivre avec  Karina Gauvin et du violoniste James Enhes qui nous ont interprété Non temer, amato bene, K. 490, Air pour soprano, violon et orchestre de Mozart, suivi ensuite deMarie-Nicole Lemieux qui a interprété Ombra felice, Air pour alto et orchestre, K. 255 de Mozart. Le concert s'est terminé avec la sublime 6e symphonie "pastorale" de Beethoven. Avec les interviews avant les pièces, une production sans faille, incluant une captation qui produit une sonorité parfaite et la captation de proche des interprètes, nous montrant l'émotion qui les anime en jouant ces œuvres,  cette web diffusion est d'une grande qualité qui nous fait douter du besoin de la présence en salle. 

Ce concert est disponible par le site de l'OSM moyennant un don minimum de 10$ et une vue meilleure qu'un billet à 150$ vous donnerait en salle. (le concert est disponible jusqu'au 6 octobre en web diffusion) 
Si vous avez APPLE-TV,  l'équivalent dans un autre système d'opération ou une télé intelligente ce concert peut vous être présenté sur votre écran ce qui en améliore grandement l'appréciation. 

PROGRAMME:

Orchestre symphonique de Montréal
Karina Gauvin, soprano
Marie-Nicole Lemieux, contralto – Artiste en résidence généreusement parrainée par La Fondation Rossy
James Ehnes, violon
Mozart, Don Giovanni, K. 527 : « Ouverture » (7 min)
Mozart, Non temer, amato bene, K. 490, Air pour soprano, violon et orchestre (7 min)
Mozart, Ombra felice, Air pour alto et orchestre, K. 255 (9 min)
Beethoven, Symphonie no 6 en fa majeur, op. 68, « Pastorale » (46 min)

LES PROCHAINS CONCERTS DE L'OSM EN WEBDIFFUSION SONT:

Susanna Mälkki, chef d’orchestre

Sur les traces du Bourgeois gentilhomme (6 oct)

Les planètes de Holtz(13 oct) 

Beethoven composant la "pastorale"

Beethoven composant la "pastorale"

LAISSONS PARLER LE PROGRAMME: 

Explosions dramatiques, humaines et météorologiques sont au programme du dernier concert de cette série. Dans trois œuvres de Mozart — l’ouverture de la plus achevée de ses productions, Don Giovanni, et deux airs de concert —, nous explorons les thèmes du désir et du devoir, du châtiment divin et de la foi. La Symphonie « Pastorale » de Beethoven nous emmène en excursion à travers la campagne autrichienne, où le compositeur, amant de la nature, allait souvent trouver paix et réconfort, fuyant l’agitation quotidienne. La
« Pastorale » témoigne en même temps du côté plus délicat de la personnalité de Beethoven et de l’extraordinaire puissance de la nature.
On entend souvent dire que Mozart composa l’ouverture de Don Giovanni le matin même de la première représentation, alors qu’il se remettait d’une soirée trop bien arrosée. À vrai dire, il est plus probable qu’il en acheva la composition la veille de sa création triomphale, qui eut lieu le
29 octobre 1787, à Prague. Le musicologue Nicholas Till observe que c’est pendant qu’il travaillait au livret, avec son collaborateur Lorenzo Da Ponte, que Mozart prit sciemment la décision de faire de cet opéra un commentaire sur la société contemporaine et de réaffirmer, à l’inverse de l’esprit des Lumières, la croyance au châtiment divin. Le personnage de Don Giovanni, immoral, totalement indifférent au sort d’autrui, représente, par son individualisme et sa liberté débridée, un pur produit du siècle des Lumières. On retrouve aussi ce conflit entre les aspirations individuelles et les attentes de la société dans les deux airs de concert au programme. Dans le cadre d’un concert privé le 13 mars 1786 au palais du prince Karl von Auersperg à Vienne, Mozart décide de remplacer l’ouverture de l’acte II d’Idomeneo par l’aria Non temer, amato bene, K. 490, composée pour l’occasion. Dans l’opéra originel, cet air est chanté par Idamante qui veut assurer à nouveau Ilia de son amour, alors qu’il subit des pressions pour déclarer qu’il aime Electra, ce qui n’est pas le cas. Dans ce rondo – une forme d’aria prisée au temps de Mozart – la soliste est accompagnée par un violon qui magnifie la ligne vocale; Mozart réutilisera une bonne partie du texte dans l’aria virtuose Ch’io mi scordi di te ? ... Non temer, amato bene, K. 505, composée l’année suivante pour le concert d’adieu de la soprano anglaise Nancy Storace. Ombra felice, K. 255 est beaucoup plus ancien, composé en 1776 pour la visite à Salzbourg du castrat Francesco Fortini. Le texte porte sur les adieux déchirants qu’Énée est forcé de faire à Didon, reine de Carthage, après que le dieu Mercure lui a rappelé que son devoir était de guider les Troyens exilés vers l’Italie.
Il est plutôt surprenant de constater que les cinquième et sixième symphonies de Beethoven datent de la même période, et encore plus surprenant de savoir qu’elles ont été composées simultanément. Elles semblent pourtant diamétralement opposées, mais en réalité, elles sont complémentaires, car elles illustrent différentes facettes de la personnalité
de Beethoven. La Cinquième Symphonie est un
flot ininterrompu, une offensive héroïque pour commencer une révolution musicale, alors que la Symphonie no 6 en fa majeur, opus 68, « Pastorale », est par moments presque statique, l’élan musical nous conduisant vers une halte où l’auditeur peut contempler l’intemporelle beauté de la nature, un calme uniquement interrompu par un court épisode orageux. À certains égards, la Sixième Symphonie est encore plus radicale que la Cinquième, tant par ses moments d’inertie circulaire que par sa propension
« proto-impressionniste » à traduire les sensations inspirées par la nature, au lieu de dépeindre précisément le paysage. Pour Beethoven, séjourner à la campagne était essentiel. Il avait l’habitude d’y passer presque tous ses étés et lorsqu’en 1809, l’occupation française le força à demeurer à Vienne, il s’en plaignit en ces termes dans une lettre à son éditeur : « Je ne peux toujours pas jouir de la vie à la campagne, ce qui m’est si indispensable. »

OSM: Airs de Mozart et Symphonie « Pastorale » de Beethoven
OSM: Airs de Mozart et Symphonie « Pastorale » de Beethoven
OSM: Airs de Mozart et Symphonie « Pastorale » de Beethoven
OSM: Airs de Mozart et Symphonie « Pastorale » de Beethoven
OSM: Airs de Mozart et Symphonie « Pastorale » de Beethoven
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