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Shanghai 2040, roman

par Gilbert Larin 8 Août 2021, 08:40 Livres

Je viens de terminer Shanghai 2040 de Jean-Louis Roy. Ce livre que le libraire m'a présenté comme un roman de science-fiction est en réalité de la politique-fiction. Sous forme de la biographie de Wei Chu, élue présidente chinoise par le comité central depuis le 15 novembre 2036, Roy nous présente ce vers quoi la Chine devrait évoluer. Comme on le décrit sur la quatrième de couverture, le point culminant est l'établissement de l'Organisation des Nations Unies renouvelée à Shanghai en 2040, dans la cité de l'Harmonie Universelle. 

Ce roman pourrait être aussi un essai sur l'échec de la démocratie à l'occidentale qui n'a pas réussie depuis 1776 et 1789 à se transformer en autre chose qu'une monarchie pour gens riches déguisée. Wei Chu est la leader dont la Chine a besoin à cause de ses talents et connaissances est non pas celle qui a reçu le plus grand nombre de votes sans égards à ses talents. 

Je dois avouer que ce roman exprime, avec les trois premiers volumes de Fondation d'Isaac Asimov, le style de leadership que je préconiserais pour solutionner les problèmes de notre pauvre planète.

À lire et à retenir

RÉSUMÉ: 

Par Léa Harvey du SOLEIL

«En 1967-68, la première fois que je (Jean-Louis Roy)  suis allé en Asie, on ne pouvait pas se rendre en Chine. On était à Hong Kong et on voyait un train qui partait pour Shanghai, mais on ne pouvait pas monter dedans. Ce pays, le plus pauvre du monde, est devenu en trente ans l’une des plus grandes puissances économiques.»


«[…] Quelque chose d’immense s’est passé là. Pas seulement pour un petit groupe, mais pour un milliard quatre cents millions de personnes», raconte en entrevue au Soleil celui qui porte, depuis 2018, le titre de président-directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). 

Pour témoigner de ces changements profonds, l’écrivain, qui a une vingtaine d’ouvrages à son actif, a eu envie de se tourner vers le roman, pour «voir le monde depuis la Chine».

Au cœur de Shanghai 2040 trône donc Wei Shu, une brillante économiste qui possède d’«immenses ambitions politiques». Devenue présidente de la République populaire de Chine, elle n’a qu’un objectif en tête : créer – pacifiquement – une révolution du système international et repositionner son pays en tant que leader mondial. Plus précisément, elle fait tout en son pouvoir pour que le siège de l’Organisation des Nations Unies soit transféré de New York à Shanghai.


«Elle mène une vie assez commune, mais fait sa place dans les mouvements de jeunes, devient haute-fonctionnaire, ministre des Finances, ambassadeur de Chine aux Nations-Unies, puis présidente. […] Wei Shu est aussi une fille et une mère qui s’intéresse à la mode et à l’art. Mais elle est avant tout une femme politique», précise l’ancien directeur du Devoir.

Jean-Louis Roy parsème ainsi dans sa fiction des faits historiques et imagine le monde tel qu’il pourrait être d’ici quelques décennies. En citant quelques données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il rappelle notamment que, d’ici quelques années, 80 % des êtres humains vivront en Afrique et en Asie.

« Le vrai sujet du livre, c’est le grand combat du 21e siècle. Au 20e siècle, il était avec l’Union soviétique. C’était Moscou ou Washington. Mais ça, c’est terminé. Notre nouvelle réalité, c’est la relation entre la Chine et les États-Unis. Voilà le débat du 21e siècle. »
— Jean-Louis Roy

 

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