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Chevreuse, Roman

par Gilbert Larin 7 Février 2022, 16:06 Livres

Je viens de terminer le roman Chevreuse de Patrick Modiano. Que dire? Le tout se déroule dans la région parisienne sur 3 périodes de temps. John Bosmans le personnage principal revit plusieurs époques de sa vie et surtout plus sieurs lieux qu'il a occupé dans le passé. Bon roman, difficile à suivre et qui se termine par la transmutation de certaines périodes de la vie de Bosmans à l'intérieur d'un roman. 

RÉSUMÉ: (4e de couverture) 

"Pour la première fois depuis quinze ans, le nom de cette femme lui occupait l'esprit, et ce nom entraînerait à sa suite, certainement, le souvenir d'autres personnes qu'il avait vues autour d'elle, dans la maison de la rue du Docteur-Kurzenne. Jusque-là, sa mémoire concernant ces personnes avait traversé une longue période d'hibernation, mais voilà, c'était fini, les fantômes ne craignaient pas de réapparaître au grand jour. Qui sait ? Dans les années suivantes, ils se rappelleraient encore à son bon souvenir, à la manière des maîtres chanteurs. Et, ne pouvant revivre le passé pour le corriger, le meilleur moyen de les rendre définitivement inoffensifs et de les tenir à distance, ce serait de les métamorphoser en personnages de roman."

CE QUE LA PRESSE EN DIT (Sylvain Sarrazin)

Tirant le fil flou d’une mystérieuse maison de la vallée de Chevreuse, en région parisienne, où il fut témoin d’évènements troublants dans son enfance, il rebâtit péniblement le château de cartes de sa mémoire, redisposant une à une ses composantes, avec ses dames (la propriétaire Rose-Marie Krawell), ses rois (l’évanescent Guy Vincent) et ses valets (son amie Camille, dite « Tête de mort »).
Balloté entre les époques et les lieux, les visages et les noms, Bosmans fait feu de toute réminiscence, enquêtant notamment sur un appartement où se réunissent, la nuit tombée, des personnes « peu recommandables ».
Une lente et laborieuse recomposition qui le mènera au pied du mur – littéralement. L’auteur de Dora Bruder démontre une nouvelle fois le brio avec lequel il dérègle les pendules du temps et brouille les souvenirs pour mieux les rajuster progressivement, jouant constamment avec les pôles du flou et de la netteté.


Les aficionados de Modiano ne manqueront pas de noter les effets d’intertextualité, avec noms, lieux et chiffres prélevés dans des œuvres précédentes et réémergeant ici de façon fantomatique.
Le point d’arrivée pourrait en décevoir certains, mais faisant fi des schémas littéraires à succès, Chevreuse s’applique plutôt à nous montrer que l’aboutissement du chemin n’est peut-être pas aussi important que les dalles qui le pavent.
 

Chevreuse, Roman
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